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Cléré-sur-Layon. « Ma première chanson … j’avais 17 ans » Maëna Sol vient de sortir son premier EP « Éclats d’ombres »
À Cléré-sur-Layon, Béatrice Cazillac, alias Maëna Sol, trace un parcours singulier où la musique, l’écriture et la scène se mêlent à une histoire de vie profondément humaine.

Maëna Sol, son premier EP « Éclats d’ombres »
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Lundi 13 avril, en matinée, à Cléré-sur-Layon, Béatrice Cazillac, connue sous le nom d’artiste Maëna Sol, nous ouvre les portes de son studio installé face au vignoble. À 66 ans, elle vient de sortir son premier EP, Éclats d’ombres, un projet intime qui marque l’aboutissement d’un long chemin artistique.
« La musique fait partie de ma vie depuis toujours », confie-t-elle. Très jeune, elle se construit une culture musicale autour des grands noms de la chanson française comme Charles Aznavour, Léo Ferré, Jacques Brel ou Jean Ferrat. Elle évoque aussi Barbara, Véronique Sanson ou encore Serge Gainsbourg. « Moi, ce que j’aime, ce sont les chansons à texte… celles qui te donnent des frissons ».

Autodidacte, elle apprend la guitare à 14 ans, seule, en explorant les sons et les accords. « J’ai appris toute seule, j’aimais être sur le terrain, essayer, comprendre ». Très vite, elle écrit ses premières chansons. « Ma première chanson, c’était “La Loire”, j’avais à peine 17 ans », raconte-t-elle.

Dans les années 80, elle monte sur scène et tente l’aventure des maisons de disques, allant jusqu’à Paris pour présenter ses compositions. Mais le contexte musical de l’époque ne joue pas en sa faveur. « C’était l’époque du disco… mes chansons n’étaient pas dans le même style ». Avec le recul, elle reconnaît aussi un manque de maturité artistique à ce moment-là.

Son parcours est ensuite marqué par des périodes plus complexes, des épreuves de vie qui l’éloignent un temps de la musique. Mais l’écriture reste une constante, un refuge. « J’ai mis des blessures sur le papier… des mots pour guérir des maux ».

En 1982, sous le pseudonyme Betty Çandre, elle enregistre un premier 33 tours en autoédition, composé de chansons à texte. Diffusé à quelques centaines d’exemplaires, cet album reste aujourd’hui une pièce importante de son histoire personnelle.

En parallèle, elle s’investit pendant de nombreuses années dans le théâtre, où elle participe à des créations et compose des musiques pour des spectacles. Une expérience riche qui nourrit son approche artistique.
Avec le temps, elle revient pleinement à la musique, portée par les nouvelles technologies. Dans son studio, elle compose aujourd’hui de manière autonome grâce à son synthétiseur Yamaha, qu’elle utilise depuis les années 1990. Elle enregistre, mixe et construit ses morceaux piste par piste, comme en studio professionnel.

« J’ai appris à mixer, à masteriser… j’ai passé des mois à comprendre pour arriver au son que je voulais », explique-t-elle. Plus d’une trentaine de titres ont ainsi vu le jour, dont les sept morceaux présents sur son EP Éclats d’ombres.

Dans ses chansons, elle puise directement dans son vécu et ses émotions. Certaines abordent des sujets intimes, comme dans Ma Douce Invisible. « J’ai reçu énormément de témoignages… des personnes qui vivent la même chose, ça m’a profondément touchée ».
Le nom Maëna Sol lui-même est chargé de sens : un hommage à sa mère Marie-Anne, à ses racines bretonnes et au “sol”, symbole d’ancrage et de lumière face aux ombres.
Aujourd’hui, l’artiste regarde vers l’avenir avec une nouvelle énergie. « J’ai envie d’aller vers quelque chose de plus léger », confie-t-elle. Elle espère faire découvrir ses titres, notamment via les radios locales, et retrouver un jour la scène. « La scène, c’est un partage… ça me donne des frissons ».

Maëna Sol : disponible sur distrokid.com et chaîne YouTube Maëna Sol.






