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Vihiers. « Donner du sens à l’inclusion » avec l’association ExtraL’Ordinaire, Claire veut rendre l’inclusion concrète.
À travers son association ExtraL'Ordinaire, Claire Caillault veut rendre l’inclusion concrète, humaine et accessible à tous, en s’appuyant sur son vécu de mère d’une enfant porteuse de trisomie 21.

À 40 ans, Claire Caillault est mère de six enfants, dont une jeune fille de 13 ans en situation de handicap. Installée dans une ferme avec son mari, elle mène aujourd’hui un combat personnel devenu collectif : celui de l’inclusion. Une démarche qui a donné naissance, il y a un peu plus d’un an, à l’association ExtraL’Ordinaire, co-fondée « avec une autre maman au départ. »
« J’ai découvert à quel point l’inclusion était une volonté… mais sans toujours savoir comment faire concrètement », explique-t-elle. Après avoir testé différents systèmes scolaires : public, privé et indépendant, pour sa fille « porteuse de trisomie 21 », le constat est clair : « les établissements sont bienveillants, mais souvent démunis. » Derrière les grands principes comme « vivre ensemble » ou « accueillir la différence », Claire cherche du concret. « On parle beaucoup, mais on fait quoi réellement ? Et surtout, pourquoi on le fait ? » Une réflexion profonde qui l’amène à une conviction : l’inclusion repose avant tout sur une valeur essentielle, l’attention à l’autre.
Premier pilier de l’association : sensibiliser.
Pour Claire, la clé est simple : « On a peur de ce qu’on ne connaît pas ». L’objectif est donc de rendre le handicap plus accessible, notamment auprès des enfants. Interventions dans les écoles, échanges libres en classe, espaces de parole : tout est pensé pour libérer les questions et casser les tabous. « Les enfants doivent pouvoir dire ce qu’ils ressentent, même leurs difficultés. C’est comme ça qu’on avance ».

Les enseignants aussi sont concernés. Souvent peu formés, ils expriment un besoin réel d’accompagnement. L’association souhaite ainsi proposer des outils concrets pour adapter les pratiques pédagogiques.
Deuxième axe : fédérer.
Car derrière les parcours, il y a souvent une solitude forte. « Les parents sont très seuls face à des démarches lourdes et parfois incompréhensibles. Tous les 5 ans, je dois justifier de la trisomie de ma fille pour les affections longue durée. », souligne Claire. Entre dossiers administratifs, manque d’accompagnement et difficultés d’accès aux dispositifs comme les AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap), les obstacles sont nombreux. Claire agit en parallèle de l’association en créant des groupes de parole, avec le soutien du centre social « Le Coin de la Rue », notamment à Vihiers, où les familles peuvent échanger librement. « Certains parents pleurent en racontant leur histoire. Parfois, c’est la première fois qu’ils peuvent parler sans se sentir jugés ».
Enfin, troisième pilier : financer.
L’objectif est d’accompagner les initiatives autour de l’inclusion, souvent freinées par le manque de moyens. L’association souhaite jouer un rôle de passerelle entre porteurs de projets et financeurs, en aidant à structurer les idées et à trouver les bons interlocuteurs. « Il existe plein de belles initiatives, mais sans financement, elles ne voient pas le jour. Nous sommes une association d’intérêt général nous pouvons recevoir les dons et faire une redistribution pour des futurs projets » explique t-elle.
Claire résume « Notre cœur d’action au niveau de l’association c’est recueillir l’ensemble des besoins et les témoignages des professionnels de l’éducation. Notre action permet aussi une formation continue pour donner les clés aux professeurs pour qu’ils puissent adapter la pédagogie à l’ensemble des élèves, véritable le symbole d’inclusion »

Aujourd’hui, l’association ExtraL’Ordinaire compte une dizaine d’adhérents depuis 1 an. Une phase de lancement où la priorité a été donnée à la réflexion et à la structuration. « Désormais, place au développement » explique Claire. Présente sur les réseaux sociaux : Facebook, Instagram et LinkedIn , l’association cherche à se faire connaître, à mobiliser et à rassembler. « Plus nous serons nombreux, plus nous serons crédibles pour porter des projets et obtenir des financements » complète-t-elle.
Loin des discours théoriques, Claire Caillault propose une vision profondément humaine de l’inclusion, ancrée dans le quotidien. Une démarche qui invite à changer de regard, pour construire une société plus attentive aux fragilités de chacun.
Renseignements :
Facebook : ExtraL’Ordinaire
Helloasso
contact.elo@extralordinaire.fr















