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Vihiers. « Informer sans alarmer : le débat sur l’eau du robinet a suscité de nombreux échanges »
Une soixantaine de personnes ont participé vendredi 3 avril à une soirée ciné-débat gratuite consacrée à la qualité de l’eau du robinet, organisée au cinéma Le Ciné’Fil de Vihiers par l’association UFC-Que Choisir de Maine-et-Loire et France Nature Environnement Anjou.

Proposée autour du documentaire du Monde de Jamy intitulé « Peut-on encore boire de l’eau du robinet ? », cette rencontre constituait la quatrième organisée cette année en Maine-et-Loire sur cette thématique. Pendant 52 minutes, le film documentaire de france télévision a abordé les nombreuses menaces qui pèsent aujourd’hui sur la qualité de l’eau potable : pesticides, nitrates, PFAS ou encore coûts croissants de traitement. Après la projection, plusieurs intervenants ont échangé avec les spectateurs : Jean Cartron et Yannick Grellard pour UFC-Que Choisir de Maine-et-Loire, ainsi que Sylvain Ruault, chef de service eau potable et espaces naturels à Cholet Agglomération.
Pour Jean Cartron, l’objectif principal de cette soirée restait avant tout pédagogique : « La première ambition, c’est déjà d’informer, et pour ça le documentaire me paraît largement efficace. Peut-être même parfois un peu anxiogène, car certaines informations peuvent inquiéter. Ensuite, la question devient : qu’est-ce qu’on fait, nous, en tant que citoyens ? » Les échanges ont rapidement dépassé la seule question de l’eau pour aborder les habitudes de consommation, les produits ménagers, l’alimentation ou encore les choix agricoles.« Chaque soirée a sa coloration. Ce soir, c’était très tourné vers l’agriculture, en raison des intervenants mais aussi du public présent. C’est justement la richesse de ce genre de débat », poursuit-il.

Jean Cartron rappelle également que l’association intervient régulièrement sur d’autres sujets liés à la consommation : arnaques, litiges, téléphonie, achats en ligne ou encore santé.
Présent lui aussi lors de la soirée, Yannick Grellard souligne le caractère ponctuel de ce format : « Le format cinéma n’est pas récurrent, mais il permet de prolonger une campagne engagée sur l’eau depuis plusieurs mois. Avec France Nature Environnement, cela donne une approche complémentaire entre consommation et environnement. » Pour Sylvain Ruault, ce temps d’échange direct avec les habitants revêt également un intérêt particulier : « Aller au contact des habitants, c’est important. Nous avons aussi besoin de connaître la perception des abonnés sur ces sujets. » Le responsable du service eau potable de Cholet Agglomération estime que les débats ont permis de relier de nombreux enjeux : « L’eau intéresse les gens, et on voit vite que cela touche aussi à l’agriculture, à l’industrie, à la santé. Ce qui est intéressant, c’est de rappeler que l’eau qui arrive au robinet a un parcours, et que chacun est acteur à son niveau. »
Au fil de la soirée, plusieurs participants ont soulevé la question de la pollution à la source et des responsabilités collectives. « Si la pollution diminue en amont, il y a forcément moins de traitements nécessaires ensuite », résume Sylvain Ruault. Une réflexion qui rejoint l’esprit de cette série de rendez-vous départementaux : mieux comprendre les enjeux de l’eau potable, sans opposer les acteurs, mais en favorisant le dialogue.

Cette série de rendez-vous se poursuit dans le département avec plusieurs dates annoncées : mardi 7 avril à Mûrs-Erigné, salle Bellevue ; mercredi 8 avril à Angers, maison de quartier du Trois-Mâts ; mardi 14 avril à Écuillé, tiers-lieu Le Planty ; et vendredi 17 avril à Champtoceaux, Orée-d’Anjou, salle Jeanne-d’Arc.















