« Au Lys Haut Layon, on s’entraide » : l’histoire d’un groupe né d’un vélo à réparer

Créé il y a un peu plus de deux ans et demi, le groupe Facebook “Au Lys Haut Layon, on s’entraide” rassemble aujourd’hui près de 5466 membres. À l’origine, un simple problème de dérailleur et l’envie d’aider. Fin février, portrait de son créateur, Christophe Ferré.

Fin février. Le téléphone vibre presque en continu. Notifications, demandes d’adhésion, publications à valider. Derrière l’écran, Christophe Ferré veille sur une communauté numérique devenue familière à des milliers d’habitants. « Les demandes, je les regarde surtout sur mon portable », confie-t-il.

Il y a un peu plus de deux ans et demi, l’idée naît simplement. Avec un ami, il cherche un moyen de mieux connaître les entreprises locales et, surtout, de créer un espace utile. « On voulait apprendre à connaître les entreprises du coin, mais aussi apporter de l’aide aux gens », explique-t-il.
Un lieu où l’on pourrait demander un coup de main sans formalité, sans facture, sans arrière-pensée. « L’idée, c’était vraiment l’entraide gratuite ».

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À l’origine, il y a un vélo. Un dérailleur capricieux. Une réparation impossible à faire seul. « J’avais un vélo à réparer, je devais refaire le dérailleur et je ne suis pas connaisseur dans ce truc-là ». Une publication postée presque par hasard sur le réseau social « Facebook » et une réponse. Une personne se déplace « Elle est venue m’aider à le réparer ». Le vélo roule à nouveau. Une discussion s’engage. Le lien est créé. « Après, on a échanger autour d’un verre, on a sympathisé. Ça permet de connaître des personnes qu’on ne connaît pas ».

Le principe du groupe s’impose alors comme une évidence : entraide gratuite, proximité, simplicité. Un problème électrique, un lave-vaisselle en panne, un vêtement taché, un besoin ponctuel… Une publication suffit souvent à déclencher une réponse. « Si demain j’ai un souci sur un électroménager ou un vélo, je peux demander de l’aide ».
Ici, l’échange prime sur la transaction. « Ce n’est pas fait pour que quelqu’un vienne réparer en demandant de l’argent. À la base, c’est gratuit » insiste Christophe.

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Il assume aussi pleinement le rôle de modérateur. Il filtre, refuse et protège au quotidien depuis son smartphone. « Il faut faire attention, je suis très attentif à ça ».
Certaines publications n’ont pas leur place. « On a déjà eu des annonces compliquées ». Il veille à maintenir un cadre respectueux, notamment concernant les images sensibles. « Je refuse les photos d’animaux morts. Un animal a droit aussi à son respect et à son image ». Une position parfois contestée. « On m’a mal parlé par rapport à ça, mais je maintiens. Pour moi, c’est une question de respect ».

Aujourd’hui, la communauté rassemble 5466 membres. Un chiffre qui traduit un besoin réel de lien local. « Je suis quelqu’un qui aime aider les gens. Surtout dans le monde d’aujourd’hui, je trouve que c’est important ». Au fil des mois, le groupe est devenu plus qu’un tableau d’annonces mais un véritable réseau de solidarité.

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Et parfois, la vie réserve des surprises. Une publication anodine sur une astuce pour détacher un vêtement entraîne une discussion privée. Les échanges se poursuivent. Une rencontre. Une relation. « Grâce au groupe, cela m’a permis de rencontrer ma compagne ». L’entraide numérique devient histoire personnelle.

Pour l’avenir, Christophe Ferré ne parle ni stratégie ni croissance. Il évoque surtout l’envie de continuer sur l’idée d’aider, de rassembler, de faire circuler les compétences. « Le premier truc qu’on voulait apporter, c’était aider. Juste aider ».

Facebook : Au Lys Haut Layon, On S’entraide

Kévin Nicouleaud - Journaliste indépendant & Fondateur LVL
Kévin Nicouleaud - Journaliste indépendant & Fondateur LVL
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